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Polytechnicien, il a été fait récemment Chevalier dans l’Ordre National du Mérite par madame l’Ambassadeur de France au Chili, dans les locaux même de
la prestigieuse école française Mario Durán aime
les maths qui ont une finalité. Voilà qui rapproche cet ancien étudiant de l’Ecole Polytechnique, de la majorité des élèves. Professeur à l'Escuela de Ingeniería de la Pontificia
Universidad Católica de Chile, il mène en parallèle des projets en équipes pluridisciplinaires (ingénieur, physicien, mathématicien). Ainsi, ses modélisations mathématiques des phénomènes
de propagation des ondes sont en train de déboucher sur le dépôt d’un brevet d’un système de repérage des mines. Ce qui n’est pas rien dans un Chili qui compte, au Nord, plusieurs milliers
de mines anti-personnels et anti-chars et de nombreuses autres en Patagonie, vestiges d'anciennes tensions avec les pays voisins. Une application qui a, hélas, pourrait-on dire, de nombreux
débouchés dans le monde.Mais les propagations des ondes servent aussi dans l'industrie minière, la sismologie ou l’étude des eaux souterraines. Ainsi le mathématicien n’hésite pas à prendre son bâton de pèlerin pour convaincre les entreprises de s’associer financièrement à ses recherches. Quand il n’est pas en train d’organiser des accords de coopération universitaire entre la France et le Chili. Décoré en France C’est cet esprit bouillonnant auquel à rendu hommage la France, le samedi 13 octobre 2007, en le faisant, à 41 ans, Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, dans les locaux même de l’école Polytechnique, par la voix de l’Ambassadeur de France au Chili, Mme Elisabeth Beton Delègue. Il était ainsi le premier étranger à recevoir une décoration dans cette prestigieuse institution. Outre des liens très fort tissés avec la France pendant les heures douloureuses de la dictature, Mario Durán confie qu’à l’heure de faire un choix, en 1991, à l’issue de son diplôme de mathématicien en ingénierie civile, "on ne faisait que des théorèmes", boude t- il. C’est l’image forte d’un François Mitterrand réélu, entouré des veuves d’Allende et de Neruda qui le décidera. Plus le souvenir de Flaubert, Proust, Victor Hugo, tous étudiés au Lycée. Et la recherche industrielle? À Polytechnique, ses premiers pas l’emballent : "On a commencé par déterminer les fréquences optimales d’un appareil de nettoyage de surface, je revivais !". De quoi oublier un premier semestre difficile, seul sans sa femme et son fils qui le rejoindront plus tard. Aujourd’hui ce père de trois enfants a concrétisé son attachement à la France en créant le C2TECI, un Centre Scientifique et Technologique d'Excellence en Science de l’Ingénieur, des accords de double diplôme ont été signés entre la Pontificia Universidad Católica de Chile et Polytechnique, et le réseau des écoles Centrales et des Mines, autrement dit le haut du panier des écoles d’ingénieurs françaises. Et afin de boucler la boucle, il lance volontiers un appel aux grosses entreprises hexagonales présentes au Chili, pour qu’elles investissent dans la recherche. Les "ondes" se propageront-elles jusqu’à elles ? Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com Santiago) mardi 8 janvier 2008 voir aussi article La Naciòn d'aujourd'hui |
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Publié dans : Toutes les classes
Par M.Lebouteiller
Par M.Lebouteiller
Vendredi 18 janvier 2008
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18
/01
/2008
14:06


Mario Durán aime
les maths qui ont une finalité. Voilà qui rapproche cet ancien étudiant de l’Ecole Polytechnique, de la majorité des élèves. Professeur à l'Escuela de Ingeniería de la Pontificia
Universidad Católica de Chile, il mène en parallèle des projets en équipes pluridisciplinaires (ingénieur, physicien, mathématicien). Ainsi, ses modélisations mathématiques des phénomènes
de propagation des ondes sont en train de déboucher sur le dépôt d’un brevet d’un système de repérage des mines. Ce qui n’est pas rien dans un Chili qui compte, au Nord, plusieurs milliers
de mines anti-personnels et anti-chars et de nombreuses autres en Patagonie, vestiges d'anciennes tensions avec les pays voisins. Une application qui a, hélas, pourrait-on dire, de nombreux
débouchés dans le monde.